Acidose lymphatique, le feu des enfers

L’acidose c’est quoi ?

Je vais parler dans cet article de l’acidose de l’organisme, c’est-à-dire de l’acidose lymphatique. J’en ai présenté les causes de l’acidose dans l’article sur l’équilibre acido-basique.

Comme nous l’avons déjà vu, le corps est composé de 3 choses seulement :

  • Le sang, dont le pH ne peut pas varier sans entrainer de très graves troubles,
  • Des cellules qui excrètent leurs déchets métaboliques (acides) dans la lymphe,
  • La lymphe chargée de collecter la toxicité, qui tolère une grande variation de pH.

L’acidité se retrouve donc dans la lymphe. Comme elle baigne la totalité de nos cellules, l’acidose lymphatique (on parle aussi de congestion lymphatique à cause du grand nombre d’éléments qui s’y accumulent et la rendent visqueuse) correspond à une quantité d’acides en vadrouille dans l’organisme. La concentration est souvent plus élevée dans les ganglions (où les molécules toxiques sont dégradées par les bactéries), parfois dans certains organes ou ailleurs dans les tissus, causant inflammation, œdème ou formant des kystes et autres nodules.

La déminéralisation est un phénomène concomitant à l’acidose. Par de simples réactions chimiques, les acides se combinent à des minéraux (alcalins) présents dans l’organisme, pour former une molécule neutre et plus stable.

La déshydratation (chronique) est conséquente à la déminéralisation, car c’est la concentration en minéraux dans l’organisme qui permet de retenir l’eau par des phénomènes physiques comme l’osmose.

L’acidose, entraîne déminéralisation et déshydratation, les trois étant indissociables.

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Quelles conséquences ?

L’acidose affaiblit les tissus par la déminéralisation, ils deviennent moins résistants, moins souples, plus fragiles. Le risque de blessure est accru notamment pour les sportifs. La peau par exemple va devenir plus sèche, cassera facilement avec le froid, et produira toute sorte de symptômes cutanés liés à une quantité élevée d’acides qui veulent sortir (la peau est un émonctoire), psoriasis, plaques rouges, urticaire, éruption cutanées, etc.

On sera plus facilement sujet aux troubles inflammatoires, en –ite, comme les tendinites, arthrites, otites, conjonctivites, selon l’endroit ou s’est accumulée la toxicité.

L’accumulation d’acides dans l’organisme va modifier le micro-biote (les populations bactériennes). En effet, certaines ne supporteront pas la baisse du pH et vont tendre à disparaitre tandis que d’autres vont en bénéficier et se surmultiplier dans ces conditions propices. Le soucis c’est que ces bactéries, faiblement présentes dans un organisme sain, par l’accroissement de leur nombre peuvent devenir pathogènes.

Le rôle des micro-organismes (bactéries et champignons) est de casser les molécules inertes en éléments plus simples, à partir desquels la vie pourra se reconstruire. Dans un cas de surcharge lymphatique, les microbes en découpant énormément de molécules toxiques, créent une grande quantité de déchets et autres résidus métaboliques, lesquels peuvent être nocifs et causer de nouveaux troubles.

Les conséquences sur la santé ne sont pas toujours visibles immédiatement. J’ai présenté la chose en trois stades pour vous donner une idée. Cette division bien qu’arbitraire et approximative reste assez pertinente.

Elle est aussi bien valide pour les personnes qui ont tendance à stocker les acides (et prendre du gras) et celles qui les neutralisent (et se déminéralisent) cf. équilibre acido-basique.

 

1 : Acidose légère, énergie nerveuse encore présente :allumette-1091636_960_720

Ce sera typiquement le cas de personnes présentant régulièrement des “maladies” avec symptômes d’élimination, de type rhume, allergies, acné et symptômes de peau (en cas de surcharge des reins ) ou gastro. Le corps possède suffisamment d’énergie nerveuse pour déclencher des processus d’éliminations “forts”. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, à ce stade, les personnes les plus malades ne sont pas les plus faibles.

Si des changements de mode de vie ne sont pas effectués, on se dirige progressivement vers le stade suivant.

 

2 : Acidose chronique, le système nerveux s’épuise :

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A ce stade, les symptômes de type “maladies”  se font plus rares. Les réserves d’énergie nerveuse sont accaparés par la gestion de la toxicité entrante, prioritaire sur l’élimination de l’acidose déjà présente, et s’épuisent peu à peu.

Dans un premier temps, les personnes qui sont dans ce stade ont l’air d’être en bonne santé, elles peuvent être sportives, bronzées, avoir une belle apparence extérieure, sans laisser deviner l’acidose qui s’installe.

Dans un deuxième temps, des pathologies chroniques légèrement handicapantes commencent à apparaitre (tendinites récurrentes, allergies nouvelles, intolérance au gluten ou au lactose, constipation fréquente, etc.), prémices de celles dont on parlera dans le troisième stade.

 

3 : Acidose systémique majeure et système nerveux épuisé :forest-fire-62971_960_720

Dans ce cas, la lymphe est hyper-congestionnée, épaisse et saturée de toxines, à tel point que les cellules ne peuvent plus éliminer leur propres déchets et voient même, sous la pression extérieure, des acides étrangers passer leur membrane. Cela a pour conséquence de dégrader les éléments intracellulaires, altérer leur bon fonctionnement et même léser le matériel génétique. Dans ce cas la cellule a deux possibilités : soit elle reconnait sont incapacité fonctionnelle et s’autodétruit, soit elle s’engage dans un cycle de divisions incontrôlé pour survivre. On appelle cela une tumeur. Généralement, le système immunitaire est capable de les neutraliser, il le fait au quotidien. Seulement les lymphocytes chargés de la neutralisation se déplacent via la lymphe, laquelle se trouve totalement engorgée. Dans ce cas, on se retrouve avec une fréquence d’apparition de cellules tumorales plus élevée et une capacité immunitaire affaiblie, donc un risque de cancer prédominant.

Tumeur bénigne ou maligne : Une tumeur provient d’une cellule qui se reproduit “au hasard” sans limitation ni but particulier. Elle est dite bénigne lorsque le phénomène est localisé à un seul groupe de cellules. Elle devient maligne lorsque l’on remarque de nouveaux foyers tumoraux, comme si l’originale avait essaimé à travers l’organisme. En fait, la lymphe étant omniprésente dans l’organisme, si les conditions d’apparition et de développement d’une tumeur (acidose) sont présentes dans tel organe, elles le seront aussi dans les autres parties du corps.  L’apparition d’un cancer à tel endroit plutôt qu’un autre est déterminé par les faiblesses génétiques et le mode de vie des personnes. Ainsi les fumeurs ne déclarent pas forcément (ou pas seulement) des cancers de la bouche, de la gorge ou des poumons.

Lorsqu’une cellule “constipée” (qui ne peut plus éliminer ses déchets métaboliques), en acidose, est reconnue malade par l’organisme, à l’image d’une cellule cancéreuse, ce dernier va envoyer des lymphocytes l’éliminer. On parle alors de maladie auto-immune, comme si le corps attaquait ses propres cellules dans un accès de folie ! Ce n’est évidemment pas le cas. L’un des rôles du système immunitaire est de détruire les cellules non-fonctionnelles, pour régénérer ses tissus sur une base saine. Dans un cas d’acidose massive, la régénération n’a pas lieu, toute l’énergie (le peu qu’il en reste) étant mobilisé par la neutralisation et l’élimination de la toxicité interne.

Une quantité d’acides aussi importante cause une déminéralisation majeure, un affaiblissement des tissus et des structures du corps.  On assiste également à une baisse de l’énergie nerveuse (système nerveux autonome et glandes associées) par épuisement, à force d’essayer de limiter les dégâts liés à l’acidose, ce qui a pour conséquence de causer une fatigue généralisée. Par exemple :

  • Diminuer la force de contraction cardiaque avec une baisse l’apport sanguin en périphérie (frilosité, dépression, maladie de Reynaud, œdème périphérique, etc.).
  • Ralentir le transit intestinal, avec stagnation des matières fécales (inflammation de la paroi de l’intestin, réabsorption de toxines et élimination ralentie, rectocolite, diverticulite, cancer du côlon, etc.).
  • Limiter la capacité d’élimination des reins, voire dégrader leur structure et donc ralentir la guérison.
  • Perturber les processus cognitifs, trouble de la mémoire, de l’humeur, agressivité…

Il peut alors se développer dans l’organisme toute sorte de maladies dégénératives ayant pour siège différents organes, des cancers en tous genres, des maladies orphelines, des maladies génétiques (l’acidité dégrade l’ADN, et ce dernier s’exprime différemment selon l’environnement, article à venir sur l’épigénétique)… Bref, dans cet état l’organisme n’est quasiment plus viable.

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Il faut comprendre que l’état d’acidose s’installe et s’accentue sur le long terme. Bien que les béquilles chimiques de la médecine moderne permettent de réduire les désagréments à court terme, une guérison véritable n’est envisageable qu’en s’attaquant à la véritable origine de ces troubles, l’acidose globale de l’organisme. Identifier et travailler sur ses causes, donner au corps le repos, les nutriments dont il a besoin et relancer l’élimination pour évacuer la toxicité, à suivre…

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